Sites connexes
RESSOURCES CONNEXES
Le projet de données-cadre sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent examine les hauts et les bas des niveaux d'eau
Lorsque le niveau de l'eau du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent monte, les plaisanciers s'en réjouissent. Cette hausse de niveau, qui peut provoquer l'érosion du rivage, n'est cependant pas accueillie si favorablement par les propriétaires de chalet. Les plaisanciers et les propriétaires riverains ne sont que deux groupes d'intérêt parmi de nombreux autres, tels les exploitants de marina, les groupes environnementalistes, les compagnies de transport maritime et les entreprises hydroélectriques, qui sont touchés par la variabilité des niveaux d'eau du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.
GéoConnexions aide ces divers groupes à mieux comprendre les conséquences possibles de la fluctuation des niveaux d'eau sur un territoire dont dépendent leurs moyens de subsistance ou leurs loisirs, ou dont la préservation leur tient à coeur. En participant au projet de données-cadre sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent, une étude quinquennale évaluée à 27 millions de dollars lancée par la Commission mixte internationale (CMI), GéoConnexions permet aux intéressés de développer un système d'information géographique (SIG) nécessaire à l'évaluation de l'incidence des variations des niveaux d'eau.
L'objectif de l'étude : optimiser les stratégies de régularisation des niveaux d'eau
L'étude de CMI évalue les critères utilisés pour régulariser les niveaux d'eau du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Le groupe d'étude binational se compose d'experts du gouvernement, du milieu universitaire, des communautés autochtones et de groupes représentant les intérêts géographiques, scientifiques et communautaires du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent.
« Cette étude a pour but d'améliorer le processus décisionnel et la compréhension des répercussions des fluctuations des niveaux d'eau », déclare Ian Gillespie, agent d'information géographique pour Environnement Canada et ancien cochef du volet canadien du Groupe de travail technique sur la gestion de l'information de l'étude. « Ainsi, les objectifs sont de minimiser les pertes financières occasionnées par les fluctuations des niveaux d'eau, de protéger les habitats côtiers et d'atténuer les inconvénients causés aux plaisanciers, tout en répondant aux besoins des entreprises hydroélectriques, des navigateurs commerciaux et du système municipal d'alimentation en eau potable. »
GéoConnexions appuie les efforts de mise en place d'un SIG
Le groupe d'étude a créé neuf groupes de travail technique, chacun représentant un centre d'intérêt. Le Groupe de travail technique sur la gestion de l'information a été mis sur pied pour recueillir des données topographiques et bathymétriques (sur la profondeur de l'eau) et de l'information détaillée sur les rivages du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent. Le Groupe de travail a également pour but d'aider les intéressés à partager, découvrir, acquérir et utiliser les données issues de l'étude.
À titre de partenaires de l'étude, Environnement Canada, par l'intermédiaire du Groupe de travail technique sur la gestion de l'information, a fait une demande de financement auprès de GéoConnexions afin d'élaborer et d'implanter une stratégie pour promouvoir le stockage, la maintenance et l'accessibilité d'une grande variété de données et de produits d'information en vue d'un processus décisionnel efficace.
« L'appui de GéoConnexions à l'étude nous a permis de promouvoir les nouveaux outils et technologies, de même que les normes de l'Open Geospatial Consortium approuvées par l'Infrastructure canadienne de données géospatiales (ICDG) », explique M. Gillespie. « Par exemple, nous avons consacré une partie de notre financement à la tenue d'ateliers pour la formation de différents groupes de travail technique. Ces ateliers ont démontré qu'en respectant les normes et les spécifications approuvées par l'ICDG, les membres du groupe de travail pouvaient simplifier la tâche des utilisateurs vers la découverte, l'accès et l'utilisation des données générées par cette étude ».
Où en serait l'étude sans GéoConnexions ? « Les divers groupes auraient dépensé inutilement temps et énergies à recueillir les mêmes données », affirme M. Gillespie. « Avec l'appui de GéoConnexions, nous avons pu promouvoir l'importance du partage des données et distribuer les ressources en prônant une stratégie de gestion de l'information qui appuie les huit autres groupes de travail technique ».
En quête d'eaux profondes, les plaisanciers veulent aussi des données pertinentes
Le Groupe de travail technique sur la navigation de plaisance et le tourisme est l'un de ces groupes intéressés. Si la hausse ou la baisse des niveaux d'eau gênent les accès à la navigation, les propriétaires de marina, l'industrie du tourisme et les plaisanciers eux-mêmes peuvent en souffrir.
Le Groupe de travail technique sur la navigation de plaisance et le tourisme compte sur des programmes de cartographie Web pour analyser et afficher leurs données. Par exemple, les cartes Web, semblables aux cartes de précipitation utilisées par les canaux spécialisés de météorologie, peuvent représenter les variations de profondeurs de l'eau par des couleurs distinctes. Appliquée lors de simulations, cette technique permet d'identifier rapidement l'incidence d'une hausse ou d'une baisse des niveaux d'eau.
« Nous voulons démontrer comment les variations de niveaux d'eau affectent les différents groupes de la communauté », affirme Serge St-Martin, responsable canadien du Groupe de travail technique sur la navigation de plaisance et le tourisme et agent du bureau administratif national Escadrilles canadiennes de plaisance. « Par exemple, qu'arriverait-il si le niveau d'eau baissait de deux pieds ? Il est possible que certaines marinas ne puissent plus opérer sans dragage. Possible aussi que certains aient à marcher une cinquantaine de pieds supplémentaires pour se rendre à leur plage préférée. Lorsque nous révélons publiquement ce genre d'information, les gens comprennent davantage l'incidence de la hausse et de la baisse des niveaux de l'eau ».
En donnant la possibilité aux plaisanciers et à une foule d'autres intéressés de mieux comprendre les conséquences des fluctuations des niveaux d'eau, le projet de données-cadre sur le lac Ontario et le fleuve Saint-Laurent permettra aux utilisateurs de tous horizons d'intérêt des deux côtés de la frontière de profiter d'un réseau hydrographique aux avantages maximisés.
GéoConnexions est une initiative partenariale pancanadienne conduite
par Ressources naturelles Canada pour établir l'Infrastructure
canadienne de données géospatiales (ICDG) et ouvrir l'accès
direct aux bases de données, outils et services géographiques.
| GeoConnections is a national partnership initiative led by Natural Resources Canada to build the Canadian Geospatial Data Infrastructure (CGDI) and make Canada's geospatial databases, tools, and services readily accessible on-line. |